Les avancés de la recherche ont montré, ces dernières années, que la nutrition joue un rôle capital dans le développement de certaines maladies. C’est particulièrement le cas des maladies cardio-vasculaires et des cancers, en France, qui représentent plus de 60% des 600 000 décès annuels. Ainsi, il a été priorisé l’établissement d’une politique nutritionnelle de santé publique.

C’est en 2001 que le pnns ou programme national nutrition santé a vu le jour. Il s’agit d’un plan de santé publique qui a pour ambition d’améliorer l’état de santé générale des Français, et ce, en œuvrant sur l’un des facteurs déterminants, la nutrition.

Dans ce contexte, des repères ont été déterminés et instaurés : eau, sel, produits sucrés, matières grasses, viande, poissons et œufs, féculents, produits laitiers, fruits et légumes, mais également activité physique.

Pnns : les objectifs pour 2017 – 2021

L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a rendu un premier avis, en février dernier, relatif à la question du changement des repères pour le programme national nutrition santé (pnns 2017 – 2021).

Le Haut Conseil de la Santé Publique d’émettre un avis qui prend en considération des éléments comme les recommandations européennes, l’audition d’experts, ainsi que le rapport de l’Anses. Les catégories d’aliments sont revues dans ce rapport et des mesures sont adoptées.

Le programme national nutrition santé d’actualiser les catégories d’aliments et de proposer, ainsi, de nouveaux repères alimentaires :

  • Fruits et légumes : 3 fruits et 2 légumes par jour
  • Fruits à coque sans sel ajouté : il s’agit des pistaches, noisettes et nix, à raison de petites poignée par jour
  • Légumineuses : haricots, pois chiches, lentilles pour une consommation de 2 fois par semaine au moins
  • Produits céréaliers complets et peu raffinés : le riz, les pâtes ou le pain est à consommer tous les jours
  • Produits laitiers : prendre 3 portions par jour, voire 4 pour les enfants
  • Viande et volaille : réduction de la consommation de viande rouge (biche, sanglier, chèvre, mouton, veau, porc, bœuf) à 500g par semaine au maximum et privilégier la volaille
  • Poisson et fruits de mer : consommation 2 fois par semaine et privilégier le poisson gras
  • Charcuterie : il faut consommer moins de 150g par semaine et privilégier le jambon blanc
  • Matières grasses ajoutées : privilégiez l’huile d’olive, de noix et de colza
  • Produits sucrés : il faut limiter les produits sucrés, y compris céréales au petit-déjeuner et les boissons sucrées
  • Sel : limitez les aliments salés et réduisez la consommation de sel, l’ajout de sel à table et en cuisine. Le sel iodé est fortement recommandé

Ce rapport de souligner que l’équilibre alimentaire se faut plutôt sur une journée que sur un repas et il est essentiel de diversifier les aliments.

Pnns : objectifs de santé publique

Le Haut Conseil de la Santé Publique de fixer des objectifs nutritionnels de santé publique en structurant les orientations stratégiques. Ils servent, ainsi, de base pour déterminer les actions prévues pour le pnns. Ces objectifs sont quantifiés et rassemblés selon 4 axes :

  • Réduire le surpoids et l’obésité dans la population : il s’agit de stabiliser la prévalence de l’obésité et diminuer le surpoids chez les adultes et de réduire le surpoids et l’obésité chez les adolescents et les enfants
  • Diminuer la sédentarité et augmenter l’activité physique à tous les âges : il s’agit d’accroitre l’activité physique chez les adultes et lutter contre la sédentarité et augmenter l’activité physique chez les adolescents et les enfants
  • Améliorer les apports nutritionnels et les pratiques alimentaires, surtout chez les populations à risques : il s’agit d’accroitre la consommation de fruits et légumes, réduire la consommation de sel, accroitre les apports en calcium dans les groupes à risque, lutter contre la carence en fer chez les femmes en situation précaire, améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer et promouvoir l’allaitement maternel

Diminuer la prévalence des pathologies nutritionnelles : troubles du comportement alimentaire, dénutrition