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L’heure du constat s’achève : l’enquête sur la démographie, d’une ampleur exceptionnelle, réalisée par l’URML Centre, confirme que notre région va rapidement entrer dans l’ère de la pénurie. L’heure est maintenant venue de faire des propositions, qui devront être suivies de mesures à décider d’urgence.

Notre enquête démographique montre une tendance durable : la nécessité de gérer la pénurie de médecins. Reste à cibler lesquels, quand et comment.

Cette gestion n’aura de cohérence que régionale, de façon à essayer de gommer les déséquilibres en s’attaquant aux problèmes les plus aigus ciblés par les professionnels de santé (généralistes en zone rurale, certaines spécialités dans certains départements…). Cela ne pourra se faire que grâce à une étroite concertation entre l’Union, les tutelles de la médecine libérale, les syndicats médicaux, l’Ordre des médecins et l’Université.

Les deux mesures les plus urgentes à prendre nous semblent être d’une part l’augmentation du numerus clausus à la Faculté de Médecine de Tours de façon à répondre aux besoins de la région en médecins, d’autre part la mise en adéquation des formations enseignées avec les besoins de la région en spécialités médicales.

D’autres pistes sont également à explorer : la planification des besoins en praticiens dans chaque établissement de soins pour les 10 prochaines années, des incitations fiscales à l’installation, la création de zones défiscalisées médicales régionales déclinées département par département en fonction des réalités du terrain, des aides à l’installation, au maintien ou au regroupement avec la participation des collectivités locales, des aides particulières et ciblées à la formation médicale continue pour promouvoir la qualité de l’exercice, l’assouplissement des normes d’exercice sur des zones secondaires en vue de faciliter l’accès aux soins, la possibilité de travailler hors installation et d’assurer des vacations pour des médecins retraités, et, dans certaines spécialités, la possibilité de faire intervenir des techniciens sous le contrôle du médecin…

On le voit, le chantier ouvert est vaste et fondamental. Parce qu’il faut s’y attaquer de toute urgence, l’Union en a fait l’une de ses priorités. Il en va de la qualité des soins due à tous nos patients, où qu’ils résident.