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Une plante aux bienfaits intéressants pour la santé

 

Persicaria senegalensis (Nom botanique) ou Silver snake root (anglais) ou Furfura, Bafure, Kafula, Farar Kafula, Rimin Kada (Hausa) : Une herbe vivace comestible aux propriétés médicinales

 

Description et occurence 

La plante Furfura est une herbe vivace robuste, érigée jusqu’à 3 m, s’enracinant parfois aux nœuds inférieurs. Feuilles alternes, oblongues-lancéolées, 8-28 cm de long, longuement pointues au sommet et se rétrécissant en pétiole à la base, vertes et presque glabres dans la forme régulière, mais couvertes de petites glandes jaunâtres sur la face inférieure ; pétiole de 1-5 cm de long. Gaines scapulaires brun rougeâtre, membraneuses, jusqu’à 3,5 cm de long, généralement sans cils. Fleurs en racèmes terminaux multiples et denses, souvent brun sable pâle. Périanthe de 3-4 mm de long, rose, verdâtre ou blanc. La racine de serpent argenté est répandue dans la majeure partie du continent africain et également à Madagascar. On la trouve au bord des lacs et des rivières ; autres lieux humides, marais, poussant souvent dans l’eau ; localement commune ; à des altitudes de 45 – 3.000 mètres.

 

Utilisations et bienfaits sur la santé

La Furfura est cultivée en Chine, au Japon et en Corée (également comme culture sur des champs plus grands) autrefois occasionnellement en Europe (Ukraine) et dans la région du Caucase. Des feuilles, après fermentation, on obtient un colorant bleu (indigo chinois), qui est notamment utilisé pour la teinture du coton. Les parties de la tige sont utilisées pour l’engrais vert (Jap. kuko sukumo). En Corée, c’est aussi une plante médicinale. Les feuilles tendres de Persicaria senegalensis sont consommées cuites comme légumes. Une analyse chimique des feuilles de Persicaria senegalensis n’est pas disponible, mais la valeur nutritive pourrait être similaire à celle de Persicaria decipiens (Geron tsuntsu en Hausa). 

Ainsi, pour 100 g : 

  • eau 80,0 g ;
  • énergie 268 kJ (64 kcal) ;
  • protéines 3,6 g ;
  • lipides 0,3 g ;
  • glucides 14,7 g ; 
  • fibres 3,5 g ;
  • Ca 150 mg, P 46 mg. Par conséquent, on peut dire que la plante est riche en fibres alimentaires et en calcium. Ce n’est qu’en période de sécheresse qu’elle est broutée par le bétail. Au Kenya et en RD Congo, la plante est brûlée pour faire un sel végétal.

Au Sénégal, une décoction de feuilles est prise en courant d’air et en lavement pour soigner la syphilis en mélange avec d’autres plantes. Au Nigeria et en Éthiopie, les feuilles pilées sont appliquées sur les gonflements, les plaies syphilitiques ou les affections cutanées ; en Tanzanie, les racines pilées sont utilisées de la même manière. La plante est également utilisée comme médicament vétérinaire à Madagascar et ailleurs. En Tanzanie, on prépare une teinture noire à partir des racines. Persicaria senegalensis a un potentiel comme plante ornementale aquatique. Un extrait aqueux brut de la plante s’est avéré tuer les escargots d’eau douce Lymnae natalensis et Biomphalaria pfeifferi et pourrait donc être utile pour lutter contre certaines maladies d’origine hydrique.